Des formations pour une « Église sûre » pour les jeunes animateurs dans le diocèse de Jérusalem

Wadie Far est le révérend chanoine pasteur de la congrégation arabophone de la cathédrale Saint-Georges, et vicaire de l’église épiscopale Saint-Paul du diocèse de Jérusalem. Il parle ici des modalités de mise en œuvre des pratiques de sauvegarde dans le diocèse de Jérusalem.

Il est d’une importance capitale que l’Église soit un espace sûr pour tous les participants, ainsi que les différents programmes et activités auxquels ils se rapportent. Pour ce faire, toutes nos activités doivent être menées en conformité avec les normes de sécurité au sein de l’Église (sauvegarde). Garantir la sécurité de tous devrait être une priorité pour tous ceux qui exercent un ministère au sein de l’Église.

Dans le diocèse de Jérusalem, toutes nos paroisses et institutions disposent d’une politique de protection de l’enfance. Le problème, c’est que cette politique n’a jamais fait l’objet de la moindre discussion avec les enseignants et les bénévoles de l’école du dimanche et de la jeunesse du diocèse. Nous n’avions jamais eu de conversations sur les abus à cause du caractère très sensible du sujet. Nombreux sont ceux qui, dans notre culture, préfèrent ne pas aborder un tel sujet, refusant d’admettre qu’il puisse y avoir des abus au sein de notre communauté. Qui plus est, on redoutait que certains puissent se sentir vexés s’ils étaient appelés à recevoir une formation à cet égard.

Formation à la sauvegarde

En dépit de cela, en tant qu’aumôniers des jeunes dans le diocèse, et en coordination avec le comité de jeunesse du diocèse, nous avons décidé qu’il était important de programmer des formations sur la sauvegarde à l’intention des animateurs de groupes de jeunes, des enseignants de l’école du dimanche et des animateurs de nos camps de jeunes de notre Diocèse. Nous organisons annuellement des camps de formation régionaux à l’intention des animateurs de jeunes dans les églises, dans lesquels nous proposons deux sessions d’ateliers sur la sauvegarde « la sécurité ». C’est-à-dire qu’au lieu d’inclure une activité supplémentaire dans le planning de nos volontaires qui viennent de différentes villes, nous exploitons ce temps à cette fin.

Lors de notre premier atelier, nous avons abordé le thème de la sauvegarde par des études bibliques et des discussions. Nous en sommes arrivés à un accord commun sur la nécessité d’assurer que les activités de jeunesse organisées par notre église le soient dans des conditions de sécurité pour tous les participants. Nous avons ensuite présenté le concept d’abus, les différents types d’abus qui peuvent avoir lieu pendant les activités de jeunesse et la manière dont on peut s’en prémunir.

Après cela, nous avons étudié ensemble la politique du diocèse relative à la sauvegarde de l’enfance. Nous nous sommes répartis en groupes pour réfléchir aux conditions permettant d’honorer cette politique et aux éventuelles situations susceptibles de compromettre le respect de cette politique dans le cadre de nos activités. Chaque groupe a ensuite fait part de ses conclusions. L’atelier s’est clôturé par des recommandations des participants sur la meilleure façon d’adhérer à la politique et de suivre l’enseignement et l’exemple du Christ selon lesquels l’Église doit être un lieu sûr pour tous.

Élaboration d’un code de conduite

Nous avons consacré notre deuxième atelier à l’élaboration d’un code de conduite pour les camps de jeunes du diocèse. Bien que la politique de sauvegarde de l’enfance du diocèse ait un code de conduite, celui-ci a été élaboré pour répondre aux besoins des institutions diocésaines et des paroisses. Nous avons jugé bon d’élaborer un code de conduite propre aux camps et activités pour les jeunes. Nous avons donc entamé notre atelier en passant en revue plusieurs codes de conduite dont nous disposions déjà, en commençant par celui qui figure dans la politique de sauvegarde de l’enfance du diocèse, puis en passant à d’autres codes rédigés par diverses autres institutions diocésaines, et même par d’autres églises. Ensuite, chaque groupe a rédigé sa propre proposition de code de conduite. De retour en séance plénière, chaque groupe a présenté ses propositions. Nous avons ainsi travaillé ensemble à l’élaboration d’un code de conduite applicable à nos activités et camps de jeunes du diocèse.

Quand j’ai commencé à réfléchir à l’organisation d’un programme de formation pour nos animateurs bénévoles de jeunes et d’enfants de l’école du dimanche, je n’étais pas sûr comment une telle formation serait accueillie. Mais j’ai été aussitôt confortée par le retour des autres aumôniers de jeunes du diocèse et par l’enthousiasme des bénévoles. On a bien compris l’importance de cette question, considérée depuis comme une question à prendre très au sérieux. Tout le monde était très motivé pour aider à créer ce code de conduite et s’y conformer. J’ai ressenti alors un engagement unanime pour que tous ceux qui participent aux activités de jeunesse puissent ressentir l’amour de Dieu et construire et approfondir leur relation avec notre Seigneur et Sauveur dans un environnement sûr.

Orientations
Pour obtenir des ressources et des orientations sur les modalités de mise en œuvre d’une Église sûre, n’hésitez pas à consulter les sites web de la Conférence de Lambeth et du Bureau de la Communion anglicane.

Révérend chanoine Wadie Far intervenant lors d’un récent webinaire sur l’Appel pour une Église sûre. Regardez-le sur Facebook ici.

Visitez la page de la Commission des Églises sûres de la Communion anglicane.

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